Visite : À la découverte du Renaissance de CFC Croisières

J’ai été invité par CFC à bord de Renaissance en juin et en août dernier. Cet article est donc réalisé en “collaboration commerciale” avec CFC. Cependant, mon avis reste objectif, comme toujours.

Aujourd’hui, c’est au tour du premier navire de la nouvelle Compagnie Française de Croisières, Renaissance, d’être visité par mes soins.

Ce paquebot a déjà du vécu. Il a navigué entre 1993 et 2020 sous le nom Maasdam pour Holland America Line. Racheté en 2022 par CFC, le navire a subi une rénovation de plus de 30 millions d’euros.

D’une longueur de 219 mètres, Renaissance peut accueillir environ 1100 passagers au grand maximum dans ses 629 cabines.

Comme pour mes autres visites de navires, je commence par vous proposer ma vidéo de présentation du paquebot. Nouvelle compagnie oblige, j’ai fait le choix cette fois-ci de vous présenter à la fois le navire et les prestations, dans un format de vidéo hybride.

Les ponts inférieurs de Renaissance

Pont 6

Les ponts 4 et 5 sont réservés aux cabines et au centre médical. Comme je parlerai des cabines dans un second temps, en fin d’article, débutons notre visite directement au pont 6. Ce dernier est également en majorité consacré aux cabines.

Mais c’est également le niveau inférieur de l’Atrium de Renaissance : le Grand Foyer, ainsi que le pont accueillant une promenade extérieure faisant le tour intégral du paquebot.

Cette promenade n’est pas extrêmement fréquentée. C’est surtout lié au fait que le pont 6 n’accueille presque aucun espace public. Comme je le disais, il dispose surtout de cabines “vue mer” et “terrasse promenade” (je détaille en fin d’article) qui elles bénéficient du passage des gens sur la promenade. C’est un choix de conception de Fincantieri vieux de 30 ans, absolument pas de la faute de CFC, mais avouons-le, c’était discutable. Bref.

Également, au pont 6 se trouve le lavomatique de Renaissance. Lors de ma croisière du mois d’Août, pendant les journées en mer, l’espace était très utilisé par les passagers. Il est à disposition sans frais supplémentaires (hors consommables). Un pressing est disponible à bord, moyennant un supplément.

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Revenons au Grand Foyer. S’étendant sur trois niveaux, il permet de relier les pont 6 à 8. En son centre, se trouve l’œuvre “Totem” de Luciano Vistosi, comportant plus de 2000 pièces de verre.

Montons par-là au pont 7.

Pont 7

C’est ici que se trouvent le bureau des excursions et la réception, ouverte 24h/24. En partant vers la poupe du navire, on tombe sur Le Décanteur, le bar à vin du paquebot, où des dégustations de vin sont proposées, avec le sommelier présent à bord. Encore un peu plus à l’arrière, le Grand Auditorium de Renaissance accueille conférences, ou diffusions de films.

Le pont 7 n’est pas traversant et il est impossible de se rendre jusqu’à l’étage inférieur du Grand Restaurant Vatel par là. Il faudra alors passer par le pont 8.

Mais avant, repassons par le Grand Foyer pour aller vers l’avant de ce niveau. Une galerie photo s’y situe, mais elle n’était pas encore en fonctionnement lorsque j’étais à bord. Enfin, à la proue, les passagers entrerons dans le théâtre La Belle Époque, d’une capacité d’environ 600 personnes. C’est ici que tous les soirs la troupe et les artistes de Renaissance se produisent.

Le théâtre s’étend sur les pont 7 et 8, montons par là pour découvrir le pont 8.

Pont 8

Nous sommes donc tout à la proue du paquebot.

Le pont 8 est le pont de vie principal de Renaissance. C’est ici que la quasi-intégralité des bars et restaurants se trouvent. Parcourons alors ce pont d’avant en arrière. Juste après le théâtre, on se retrouve au dernier niveau du Grand Foyer. D’un côté des boutiques, de l’autre le bar Océan. Il fait partie des bars les plus importants. Ici, les différents artistes se relaient dès 16h jusqu’à environ minuit.

Ensuite, le pont 8 se divise en deux parties. La partie bâbord accueille le casino et le Coffee-Shop les Explorateurs et sa bibliothèque de plus de 6000 ouvrages. C’est un endroit très prisé et qui fait très souvent le plein.

Côté tribord, on retrouve des boutiques, et plusieurs bars. Le Rendez-Vous, le Fou Chantant et le salon Hector B.

Le Fou-Chantant était mon coup de coeur. CFC embarque un pianiste avec qui vous pourrez passer vos soirées autour du piano à chanter les plus grands tubes, voire même les chansons que vous désirez ! Un pur bonheur ! J’y ai passé de nombreuses heures pendant ma croisière dans les fjords. D’ailleurs, si vous voulez la découvrir, j’en ai fait un vlog en 3 épisodes !

Le salon Hector B, du nom du compositeur français Hector Berlioz est dédié au musiciens classiques du navire. Il n’y a en revanche pas de bar attenant, il faudra donc vous rendre au Fou Chantant ou aux Explorateurs pour commander votre boisson.

Ensuite, nous arrivons au niveau de trois des cinq restaurants de Renaissance. Deux à suppléments et un compris dans le prix de la croisière. Le premier, c’est le Louchébem. Restaurant à supplément, c’est le steakhouse/grill. Ensuite vient la Table du Chef. Pour environ 90 €, ce restaurant accueille jusqu’à 12 personnes pour un repas gastronomique autour des plats servis à bord des anciens transatlantiques d’époque.

Enfin arrive le Grand Restaurant Vatel. Sur deux niveaux, pont 8 mais également 7, il est inclus dans le prix de la croisière. Il est ouvert matin, midi et soir. Comme sur les autres paquebots, vous avez une table et un service attribué pour le dîner au restaurant Vatel.

Les ponts supérieurs de Renaissance

Pont 10

Les ponts 9 et 10 sont des ponts majoritairement réservés aux cabines.

Toutefois, au pont 10, les passagers des suites disposent d’un salon privatif, le Club Concierge, où se trouve notamment… le concierge. Également, des en-cas et le petit-déjeuner y sont proposés.

À la poupe du pont 10, se trouve la piscine du Prado. Après avoir passé 2 ans sans entretien au gré des embruns, elle a été entièrement rénovée après le rachat du Maasdam par CFC.

Un petit bar est disponible, ainsi que le premier des deux espaces fumeurs du paquebot, à tribord de cet espace.

Pont 11

En montant, nous arrivons sur la terrasse du buffet Belle-Île, qui est juste devant. C’est la deuxième option gratuite de restauration à bord. Le buffet est très bien fourni et on sent le côté premium de la compagnie aussi ici. Certaines options, comme le saumon, seraient introuvables sur des compagnies du marché de masse. Il est ouvert matin, midi et soir. En revanche, il n’est pas ouvert pour le goûter. CFC propose l’Heure du thé uniquement sur ses journées en mer, au Panoramique (j’y viens bientôt).

A bâbord, l’avant du buffet est un restaurant à supplément. Le Saïgon. C’est une option asiatique à environ 20 € par personne.

Continuons vers la proue du paquebot. On entre dans l’espace de la piscine Moana. Cet endroit, très bien rénové, est certainement l’un de mes lieux préférés du navire, avec la bibliothèque. La piscine est couverte par une verrière qui s’ouvre si le temps le permet. En revanche, lorsque les températures étaient assez basses dehors, il y faisait aussi assez frais. Je ne sais pas si c’était normal…

Au pont de la piscine Moana et de ses deux bains à remous, le grill Moana est ouvert de 14h à 18h. Sans supplément, il propose un bar à salade, des sandwiches, des hot-dogs ou encore des burgers. Idéal en cas de petit creux ou après un retour d’excursion en début d’après-midi.

On s’approche de la proue de Renaissance. A tribord, le spa (à supplément) accueille les passagers dans ses salles de massages et dans son espace thermal. Il se compose d’un sauna, de deux hammams, d’une salle de relaxation, d’un bain à remous ainsi que de lits chauffants en grésite.

A tribord, vous pourrez aller profiter du salon de beauté ou de la salle de sport équipée.

Pont 12

Le pont 12 est en grande partie extérieur. Cependant, à l’avant Renaissance propose le bar Le Panoramique qui est doté de baies vitrées l’encadrant, offrant une vue imprenable sur les destinations ou sur la mer. C’est notamment ici que les jeux (quiz par exemple) et que les soirées dansantes sont organisés. Le bar fait réellement le plein après 22h30.

Enfin, à l’arrière, on retrouve l’espace du club enfant, pour l’instant resté inchangé. De même, un terrain de pétanque doit voir le jour à l’extérieur, juste à côté, mais il n’est pas encore disponible.

Les cabines de Renaissance

Renaissance possède 624 cabines permettant de loger au maximum 1100 passagers.

Elles se découpent en 5 grandes catégories : cabines intérieures, cabines vue mer, cabines terrasse promenade, cabines avec balcon et suites.

Toutes les catégories de cabines peuvent accueillir jusqu’à 4 personnes, à l’exception des cabines balcon, dont la limite est 3 personnes.

Cabine intérieure

D’une superficie d’environ 16 m2, la cabine intérieure peut accueillir de 2 à 4 personnes selon les configurations. Toutes les cabines intérieures disposent de douches, contrairement aux catégories supérieures qui sont équipées de baignoires. Seule la Grande Suite Renaissance est équipée à la fois d’une douche et d’une baignoire. (En dehors des cabines PMR)

Cabine vue mer

Cette cabine fait entre 16 et 24 m2 selon les configurations. La standard en fait 16, soit la même taille que la cabine intérieure. Parmi ces cabines vue mer se trouvent les catégories OA et OC, situées pont 6, dont le sabord ne donne pas sur la mer directement, mais sur la promenade. A proscrire dans la mesure du possible. Reportez-vous à la cabine avec Balcon pour voir la salle de bain, qui est la même

Cabine Terrasse Promenade

Elle fait 17m2. Situées au pont 6, elles disposent d’une baie vitrée coulissante (sans tain) permettant l’accès à la promenade encadrant le navire. En journée, on ne voit pas à travers depuis la promenade. En revanche, le soir, si la lumière est allumée, on distingue. Également, prenez en compte qu’en cas de mauvais temps, l’accès à la promenade peut être interdit. La disposition de la cabine donne une impression de cabine balcon “coupée”. Effet accentué par un canapé qui est lui minuscule. Pourtant la superficie n’est pas ridicule mais c’est la disposition qui donne cet effet. En revanche, comme le gap tarifaire entre la cabine vue mer et balcon est parfois important, c’est une alternative tout à fait valable.

Cabine balcon

A bord d’un navire comme Renaissance, les cabines balcon sont plus rares que sur les géants des mers, ce qui explique un gap tarifaire important entre la vue mer (au nombre de 352) et cette dernière (120). Situées aux pont 9 et 10, elles font 20m2. Le balcon est spacieux et fait 6m2.

Suite Renaissance

Au pont 10, les 28 suites Renaissance, d’une superficie de 36 mètres carrés disposent d’un grand balcon de 18m2, suffisamment spacieux pour y déjeuner.

Grande Suite Renaissance

L’unique Grande Suite Renaissance et ses 87 m2 (et 18m2 de balcon) se sépare en plusieurs espaces. Salle à manger, salon, chambre, salle de bain et dressing.

Conclusion

J’ai adoré Renaissance. Avec ce navire, CFC a pour idée de faire revivre la tradition de la croisière. Le navire contribue en grande partie à ça. J’ai retrouvé des sensations que j’ai connues lorsque j’ai débuté les croisières en 2007, sur un paquebot qui a été chez Holland America, un frère en quelques sortes pour le Maasdam pendant près de 10 ans. Et ces sensations, ce sont celles d’un navire à taille humaine, sur lequel parler avec les gens est facile. Où le cadre raffiné est reposant, calme et agréable.

Pour une unité de 30 ans, Renaissance ne garde que peu de traces de son âge, et CFC fait le nécessaire pour lui procurer au fur et à mesure la cure de jouvence qu’il mérite, sur les détails restants.

Les cabines sont spacieuses, confortables et bénéficient d’un turndown service (la chambre est préparée le soir) qui est agréable. Longtemps disponible sur la grande majorité des compagnies de croisière, celles alignées sur le mass market l’ont supprimé. C’est donc aujourd’hui devenu une marque supplémentaire d’un service premium.

Renaissance est un navire sur lequel on prend le temps. Ça me change, c’est certain, des navires de mass market que j’ai l’habitude de côtoyer. Mais cela n’en est pas moins une expérience agréable. Couplé à des itinéraires plus longs, avec des escales moins habituelles, CFC remet les destinations au cœur du voyage. Chez eux, le navire n’est pas la destination, mais le moyen. Même avec cette vision, on ne peut que tomber amoureux d’un paquebot avec autant de charme.

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